toi ..............................pour moi

.........si tu regarde mes yeux tu verra ton reflet ..........
.........si tu écoute mes paroles tu entendra ton nom .........
.........tu n'est pas prêt de moi tu est en moi ......
.........comme une obsession tu est devenue pour moi .......
..........loin de toi mon c½ur se remplie de malheur.........

# Gepost op donderdag 22 oktober 2009, 06u26

c quoi la vie ?,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

c quoi la vie ?,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,
une vie remplie de bonheur ou de malheur
c'est ridicule car c'est notre vie c'est a nous choisir et de décider
c'est a nous d'apprécier les bon moment
de faire ces bon moment
mais peut_on effacer .....................nos malheur
vraiment
non je le crois pas .mais se dont je suis sur
c'est . que si on choisi de vivre avec et des les accepter comme une parti de nous
on peut vivre plus heureux ..................................................................][]mais vous que est ce que vous en dite ?????????????????????,,,,,,??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

# Gepost op woensdag 09 september 2009, 18u17

Gewijzigd op maandag 28 september 2009, 11u23

Je la revois, après vingt ans,

Je la revois, après vingt ans,
Je la revois, après vingt ans, l'île où Décembre

Je la revois, après vingt ans, l'île où Décembre
Me jeta, pâle naufragé.
La voilà ! c'est bien elle. Elle est comme une chambre
Où rien encor n'est dérangé.

Oui, c'était bien ainsi qu'elle était ; il me semble
Qu'elle rit, et que j'aperçois
Le même oiseau qui fuit, la même fleur qui tremble,
La même aurore dans les bois ;

Il me semble revoir, comme au fond d'un mirage,
Les champs, les vergers, les fruits mûrs,
Et dans le firmament profond le même orage,
Et la même herbe au pied des murs,

Et le même toit blanc qui m'attend et qui m'aime,
Et, par delà le flot grondeur,
La même vision d'un éden, dans la même
Éblouissante profondeur.

Oui, je la reconnais cette grève enchantée,
Comme alors elle m'apparut,
Rive heureuse où l'on cherche Acis et Galatée,
Où l'on trouve Booz et Ruth ;

Car il n'est pas de plage, ou de montagne, ou d'île,
Parmi les abîmes amers,
Mieux faite pour cacher les roses de l'idylle
Sous la tragique horreur des mers.

Ciel ! océan ! c'était cette même nature,
Gouffre de silence et de bruit,
Ayant on ne sait quelle insondable ouverture
Sur la lumière et sur la nuit.

Oui, c'étaient ces hameaux, oui, c'étaient ces rivages ;
C'était le même aspect mouvant,
La même âcre senteur de bruyères sauvages,
Les mêmes tumultes du vent ;

C'était la même vague arrachant aux décombres
Les mêmes dentelles d'argent ;
C'étaient les mêmes blocs jetant les mêmes ombres
Au même éternel flot changeant ;

C'étaient les mêmes caps que l'onde ignore et ronge,
Car l'âpre mer, pleine de deuils,
Ne s'inquiète pas, dans son effrayant songe,
De la figure des écueils ;

C'était la même fuite immense des nuées ;
Sur ces monts, où Dieu vient tonner,
Les mêmes cimes d'arbre, en foule remuées,
N'ont pas fini de frissonner ;

C'était le même souffle ondoyant dans les seigles ;
Je crois revoir sur l'humble pré
Les mêmes papillons, avec les mêmes aigles
Sur l'océan démesuré ;

C'était le même flux couvrant l'île d'écume,
Comme un cheval blanchit le mors ;
C'était le même azur, c'était la même brume.
Et combien vivaient, qui sont morts !

8 août 1872, en arrivant à Jersey.


Victor HUGO
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# Gepost op woensdag 09 september 2009, 18u17

Gewijzigd op maandag 28 september 2009, 11u28